Régression

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De nos jours, à l’école, les mathématiques sont nécessaires, pour plusieurs bonnes raisons. L’ennui, c’est que seulement une infime partie des élèves y sont intéressés. Résultat : les notes sont basses, alors les professeurs descendent le niveau de difficulté, puisqu’ils pensent que c’est trop difficile, ce qui ne fait que rendre le cours moins intéressant et moins aimé. Le vrai problème, ce n’est pas la difficulté, c’est la mentalité des élèves en entrant dans le cours. Combien de fois vous entendez un élève se vanter qu’il est le plus mauvais de sa classe en mathématique, qu’il n’est pas fait pour ça, qu’il ne comprendra jamais. Le problème, c’est que ça ne devrait pas être de la fierté qu’il démontre, mais un appel à l’aide. La majorité des élèves sont maintenant convaincus qu’ils sont incapables de faire des mathématiques, alors qu’ils ont simplement abandonné il y a longtemps, quand ils ont entendu un autre élève se vanter de sa fausse incapacité à raisonner.

En mathématiques, la régression, c’est de générer une fonction de courbe qui se rapproche le plus possible de données qui ne suivent pas une courbe parfaite. Ainsi, on élimine toutes les données dites “aberrantes”, parce qu’elles sont trop loin de la belle courbe tracée. Même si ces données sont bonnes, on les élimine. Le même principe s’applique en ce moment sur l’humanité : on égalise vers le bas, parce que c’est plus facile d’abrutir que de rendre plus intelligent. Parce qu’autrement, quand on sort du lot, on brise la régularité du système, qui ne peut donc pas évoluer ni s’améliorer.

Guide pour: * Mathématicien * : tiré du roman Interverti

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